Une soirée avec Mozart

Il y a 270 ans, le 27 janvier 1756, naissait l’un des plus grands génies de la musique :
Johannes, Chrysostomus, Wolfgang, Théophilus ou Gottlieb, MOZART…
C’est lors de son voyage en Italie (1770) qu’il prendra le nom que nous lui connaissons bien aujourd’hui,

WOLFGANG AMADEUS MOZART

L’Orchestre Symphonique de Chartres sous la direction d’Hervé Moinard vous invite à découvrir ou redécouvrir W. A Mozart ce 7 février 2026 dans un programme illustrant le génie Mozartien. Les œuvres que nous avons choisies pour vous, nous racontent un Mozart enjoué, théâtral, vif, parfois un peu sarcastique…, illustrant la parfaite maîtrise de son art :

Le programme choisi pour vous :

  • L’ouverture de son opéra, sans doute le plus « Mozartien », Cosi fan Tutte KV 588 créé le 26 janvier 1790 à Vienne.
  • Les ‘’Petits Riens’’ KV 299b, Ballet-Pantomime, créé à Paris le 11 juin 1778.
  • Le concerto pour hautbois KV 314 créé à Mannheim en 1778. Fabrice Héricourt en sera le soliste.
  • Le concerto pour cor n°3 KV 447 écrit à Vienne entre 1783 et 1784. Magnus Westerberg en sera le soliste.
  • La symphonie N°35 KV 385 dite « Haffner » créée à Vienne le 7 août 1782.

Ce programme que j’ai proposé à Fabrice Héricourt, directeur musical de l’orchestre, est construit autour de cette joie communicative que l’on retrouve souvent chez Mozart (souvent aussi entre deux moments de profonde tourmente !) et aussi pour mettre en évidence la souplesse de l’orchestre dans l’accompagnement d’un ou plusieurs solistes avec la complicité des musiciennes et musiciens dans une œuvre joviale et brillante. 

Etant corniste de formation, le 3ème concerto pour cor KV 447 s’imposait naturellement. Il est sans doute le plus abouti de ces concertos pour cor et aussi du plus personnel avec une orchestration hors du commun qui réunit autour du soliste, le quatuor à cordes, 2 clarinettes et 2 bassons. Il n’y a pas d’autres concertos avec cette orchestration des plus intimes dans les concertos de Mozart. J’ai demandé à Magnus Westerberg, 1er cor de l’orchestre et dont le jeu raffiné correspond tout à fait à ce concerto, de se lancer dans cette aventure musicale. 

L’autre concerto que j’ai choisi est le concerto pour hautbois KV 314 qui, tout aussi naturellement c’est imposé pour deux raisons. La première est de façon un peu ironique, de dire à Fabrice  : « ce n’est pas parce que tu ne diriges pas que tu vas te reposer ! viens jouer le concerto ! » pari tenu et réussi !… La deuxième raison et qu’il s’agit d’une des pages les plus remarquablement écrite pour le hautbois. 

Puis, quoi de plus judicieux pour débuter un concert Mozart qu’une ouverture ! Celle de Cosi fan Tutte m’est apparue comme reflétant le mieux l’esprit du programme, ‘’ enjoué, théâtral, et vif ’’. 

Le choix de la symphonie, peut-être plus compliqué, pas trop courte, pas trop longue, plutôt brillante, voir théâtrale, c’est donc naturellement tourné vers la 35ème symphonie dite « Haffner » (écrite comme une sérénade pour la famille Haffner) pour clôturer et résumer ce programme. 

Et ces Petits Riens ? d’où les sortez-vous ? C’est une idée de Fabrice à laquelle j’ai immédiatement adhéré. Il s’agit d’une œuvre peu connue de W. A Mozart très rarement jouée ‘’12 petites pièces à danser’’, un Ballet-Pantomime écrit à l’instigation du célèbre maître de ballet Jean-George Noverre pour son ballet Les Petits Riens, en 1 acte et 3 trois tableaux. Mozart disait à ce propos : « Quand au ballet de Noverre, je n’ai jamais dit autre chose… il n’a eu besoin que d’un demi-ballet et je lui en ai écrit la musique. C’est-à-dire qu’il y a 6 morceaux écrits par d’autres qui ne sont que des vieux airs français misérables et que je ferai la sinfonia et la contre-danse, en tout douze morceaux ». Il faut aussi savoir que le nom de Mozart ne figure dans aucun programme, aucun article de presse de l’époque ! On y retrouve tout le génie de Mozart dans chacune de ces douze petites pièces dont l’ouverture en est la colonne vertébrale.

En vous souhaitant une agréable soirée en compagnie de W.A MOZART et l’Orchestre Symphonique de Chartres.

Musicalement  

Hervé MOINARD